La manière noire et l’art du livre, comme une matrice sensorielle chez Judith Rothchild et Mark Lintott

Jardin en manière noire – du 9 septembre au 1er novembre

Judith Rothchild observe avec une acuité visuelle rare son objet et la lumière qui le traverse, puis le restitue à main levée sur sa plaque de cuivre, noircie en amont par des heures de coups de berceau. Une lenteur de création propre à la manière noire, datant du XVIIe, qui n’altère en rien la fraîcheur de l’instant qui dès lors sera éternelle, offrant une justesse et une profondeur inouïes.

 

 

 

 

Ces mezzo-tintos délicats dialoguent avec la poésie classique ou contemporaine dans les livres d’artistes patiemment imprimés sur presse ancienne, puis reliés par son compagnon anglais Mark Lintott, aux éditions Verdigris. Cette américaine, grande pastelliste, fait désormais partie du petit cercle maîtrisant cette technique des plus rigoureuses et l’exerce avec brio, ici autour des fruits et légumes ou arbres du jardin.