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Exposition « Metamorphosis », par Alessandro Calvi – 5 août au 31 octobre 2026

Exposition « Metamorphosis », par Alessandro Calvi – 5 août au 31 octobre 2026

Exposition « Metamorphosis » par Alessandro Calvi

Du 5 août au 31 octobre, l’Abbaye présentera l’exposition « Metamorphosis » composée d’une trentaine de photographies inédites du photographe et journaliste italien Alessandro Calvi.

Depuis quelques années, les reportages d’Alessandro Calvi traitent de l’impact du tourisme de masse sur la société italienne et des transformations qu’il impose à la vie dans les villes et les campagnes, et tout particulièrement aux paysages. Ce paysage apparaît éternel au regard du visiteur, mais il est en perpétuelle transformation. Et ce sont les campagnes, plus encore que les villes, qui racontent cette histoire. Certaines, comme celles de la Basilicate et de la Sicile, incarnent parfaitement l’apparente éternité d’un monde où rien ne semble avoir changé au fil des siècles. Ailleurs, par exemple dans certaines zones de la Toscane, la modernité — incarnée avant tout par le tourisme de masse — a tout bouleversé, et le territoire s’est transformé en une caricature de lui-même afin de complaire aux visiteurs. Naturellement, il existe aussi des lieux qui, malgré tout, résistent et conservent intacte leur beauté. Ses paysages rendent compte à la fois d’une nature qui a su se préserver du tourisme, tandis que d’autres se partagent le ciel et la main de l’homme au travers d’urbanisations massives.

Ces routes, aujourd’hui très admirées par les touristes, ont en effet été conçues au XXᵉ siècle par des architectes paysagistes qui se sont inspirés de représentations picturales médiévales, comme le cycle de fresques d’Ambrogio Lorenzetti conservé à Sienne. Ce paysage, en outre, apparaît éternel au regard du visiteur, mais il est en perpétuelle transformation. Et ce sont les campagnes, plus encore que les villes, qui racontent cette histoire. Certaines, comme celles de la Basilicate et de la Sicile, incarnent parfaitement l’apparente éternité d’un monde où rien ne semble avoir changé au fil des siècles. Ailleurs, par exemple dans certaines zones de la Toscane, la modernité — incarnée avant tout par le tourisme de masse — a tout bouleversé, et le territoire s’est transformé en une caricature de lui-même afin de complaire aux visiteurs. Naturellement, il existe aussi des lieux qui, malgré tout, résistent et conservent intacte leur beauté. Deux lieux constituent l’expression la plus aboutie de cette collaboration entre la nature et l’homme, ainsi que de ce dialogue entre l’éternité et le changement. Le premier est la lagune de Venise, splendide artifice que la Sérénissime République de Venise a maintenu pendant des siècles afin de garantir sa puissance, et que le XXᵉ siècle est en train de détruire, pour l’essentiel de manière inconsciente. Le second est le Cretto d’Alberto Burri, l’une des oeuvres de land art les plus vastes et les plus célèbres au monde, réalisée sur les ruines de Gibellina, en Sicile — une ville dévastée par le tremblement de terre de 1968 — repensée comme une oeuvre d’art à partir de 1983 par l’artiste et transformée, en intégrant ses décombres dans de grandes structures de béton blanc évoquant les îlots de l’ancien bourg, en un immense linceul étendu dans le vide ouvert de la campagne sicilienne.

Biographie

Alessandro Calvi est un journaliste italien. Il écrit sur la politique, après s’être longtemps consacré aux faits divers, à la justice et aux droits pour plusieurs quotidiens. Il est l’auteur de nombreux reportages, dont certains ont été réunis dans l’ouvrage Paracarri. Chroniques d’une Italie que personne ne raconte (Rubbettino, 2015). Il avait auparavant publié Ils ont tué Montesquieu ! (Castelvecchi, 2013), une analyse de la crise de la démocratie parlementaire en Italie et des relations entre la presse et le pouvoir.

Pour le suivre : https://www.instagram.com/cronachette/?hl=fr

 

 

 

2026-08-21T10:27:55+01:00Par |

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